séance photo corps et lumière fond blanc Brabant wallon

Ce jour là : porter un regard plus juste sur son corps

Il y a des séances qui ressemblent à un rendez-vous. Et d’autres qui ressemblent à un seuil qu’on franchit. Celle de Kely, dans mon studio du Brabant wallon, c’était la deuxième.

Le jeu de lumière qui l'a touchée : sa séance photo Corps & Lumière

Kely m’a contactée après avoir vu les photos sur mon site. Pas juste « vu » — touchée. Le jeu de lumière, le côté artistique des images, ce clair-obscur qui joue avec ce qu’on montre et ce qu’on cache. Elle voulait réaliser une séance pour marquer un tournant dans sa vie : célébrer le chemin parcouru, oser se regarder en face, et — elle l’espérait, sans oser trop y croire — trouver enfin quelque chose qui lui plairait.

On a échangé par téléphone, on a fixé une date. Je lui ai envoyé le questionnaire, celui qui m’aide à orienter au mieux la séance pour que l’expérience lui ressemble et soit au plus près d’elle. Elle ne l’a pas rempli — parti dans les indésirables, ou juste le temps qui a manqué. Ce n’est pas grave. Elle avait bien reçu, par contre, mon mail de préparation, où j’explique comment je travaille, ce que je conseille avant le shooting, ce qu’on peut amener pour « Corps & Lumière ».

Ce qu’elle ne savait pas encore, c’est que rien de tout ça n’allait vraiment compter, une fois devant l’objectif.

Comment se déroule une séance Corps & Lumière ? Concrètement, ça commence toujours pareil : une écoute, un choix de tenue en douceur, et un fond blanc où la lumière peut se déployer. Pas de pose figée, pas de scénario imposé — juste un cadre qui s’adapte à qui tu es, ce jour-là.

photographe boudoir jeu d'eau sensualité Brabant wallon - photographie en noir et blanc

"Je ne suis pas du tout photogénique"

séance photo corps et lumière voilage mouvement Brabant wallon

Avant de commencer, je lui propose de me montrer ce qu’elle a apporté. Elle me confie qu’elle se sent tendue — que si j’arrive à la détendre, ce sera une prouesse. Elle n’est pas du tout photogénique, dit-elle, et elle a tendance à se figer rien qu’à la vue d’un appareil photo.

Je l’écoute, je regarde ce qu’elle a apporté. Et on ne force rien : je lui propose de choisir une première tenue, une dans laquelle elle se sent bien, belle, elle-même — quelque chose de pas trop osé pour commencer, quelque chose de simple qui lui ressemble. On valide un ensemble de lingerie blanche. J’installe mon fond blanc, celui par lequel je commence presque toujours, celui où j’aime jouer avec la lumière en début de séance.

Je lui propose de commencer au sol. Revenir à son corps. S’offrir une touche consciente : passer les mains sur sa peau, retrouver ses sensations, respirer doucement pour lâcher un peu la pression — juste se reconnecter à elle.

Et là, quelque chose bascule.

Quand le mouvement prend toute la place

Kely suit le mouvement: très vite, elle se lâche, le mouvement prend toute la place dans ce shooting — comme si son corps se souvenait de quelque chose que sa tête avait oublié. Elle m’avouera plus tard qu’elle a fait beaucoup de danse, qu’elle a même été prof de danse : le mouvement, elle l’a dans le corps. Et cette séance, portée par ce langage qui était le sien depuis toujours, la ramène directement à son corps, à son vécu, à ses sensations.

On a beaucoup ri, on a exploré les sens en jouant avec l’eau — la sensualité coule, littéralement — puis avec l’argile, pour l’ancrage. On a shooté avec des vêtements, une chemise, mais aussi de la lingerie (un modèle magnifique signé Madame Rêve à Waterloo), et puis, évidemment, avec le nu. Le rapport au corps dans ce qu’il a de plus simple. La peau, juste la peau.

Cette séance était puissante. Magnifique. Profondément humaine: 

photographe femme nu lingerie noir en studio photo à Court-Saint-Étienne

"Ça me prouve que celle qui est là, c'est bien moi"

Deux semaines plus tard, Kely revient au studio pour découvrir ses images. Et ce qu’elle me dit, ce jour-là, je ne l’oublierai pas — dommage que je ne l’aie pas enregistré, tant je la cite de mémoire :

« Sophie, c’est dingue, je ne me voyais pas aussi musclée. Je me rends compte en regardant les photos que j’aime mon corps, que je ne le voyais pas aussi beau. Et pourtant, je me reconnais pleinement dans ces images, je vois que c’est moi. Je vois aussi quelques défauts, mais cela me prouve que celle qui est là, devant moi, sur ces portraits, c’est bien moi — et pas une version arrangée de moi. Je me reconnais dans mes expressions, dans ma gestuelle, et ça me fait du bien, ce regard. »

Un silence a suivi cette phrase. Le genre de silence qui en dit plus long que n’importe quel mot.

Ce que Kely a vécu là, tu peux le vivre aussi — je t’en parle plus en profondeur dans mon article sur le self love.

Un regard plus juste sur son corps

C’est ça, « Corps & Lumière ». Pas transformer un corps pour qu’il plaise davantage. Pas gommer, pas lisser, pas arranger. Juste révéler ce qui est déjà là — et permettre qu’on s’y reconnaisse enfin, gestes, expressions, défauts compris.

Kely est venue chercher un tournant. Elle est repartie avec un regard neuf sur elle-même. Et toi, si cette envie de célébrer ton chemin, d’oser te regarder en face, te traverse aussi — découvre la séance Corps & Lumière ou contacte-moi directement pour qu’on en parle, simplement.

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