Il y a trois ans, j’ai vu passer une publicité Facebook. Oui, une pub — celle qu’on scrolle en général sans s’arrêter. Sauf que celle-là m’a arrêtée net.
L’anniversaire de Nemo approchait, et j’avais une idée en tête : lui offrir une danse sensuelle. Rien de grandiose, juste un truc ludique, simple, amusant, et surtout étonnant. Nemo sait que j’aime danser, mais il n’avait jamais imaginé qu’un jour, il aurait droit à son propre spectacle privé. J’ai souri en imaginant sa tête. Effet garanti de puissance, me suis-je dit.
J’ai donc contacté Elise. Un cours d’essai, puis un engagement : une chorégraphie entière à apprendre en un mois, avec une fin programmée pile pour l’anniversaire de mon homme. Le compte à rebours était lancé.
Ce que je pensais venir chercher
Je vais être honnête avec toi : la mémorisation des pas de danse, ce n’est pas mon fort. Vraiment pas. Au plus grand désarroi d’Elise, je crois bien que j’ai été l’élève qui oubliait sa chorégraphie une semaine sur deux. Si tu penses que la danse sensuelle, c’est réservé à celles qui ont le rythme dans le sang et la mémoire chorégraphique infaillible — je suis la preuve vivante que non.
Parce que ce que j’ai découvert dans ce cours, ce n’était pas un pas de plus à retenir.
Ce que j'ai vraiment trouvé
La bonne humeur d’Elise, d’abord. Sa créativité, l’espace qu’elle crée pour chacune, sans jugement, sans pression de bien faire.
Mais surtout — et c’est ça qui m’a happée — la sororité qui se dégage de ce cours. Des femmes drôles, entraînantes, motivantes, avec une bienveillance rare. L’ambiance, la complicité, les fous rires, les petits défis qu’on se lance entre nous. Un cercle de femmes qui avancent dans la même démarche, sans se comparer, en se portant les unes les autres.
Je me souviens d’un soir où je n’arrivais vraiment pas à sortir un mouvement de bassin qui me semblait pourtant si simple pour les autres. Au lieu des regards gênés ou des soupirs que j’aurais pu redouter, j’ai eu trois filles autour de moi, chacune avec sa propre variante, son propre « truc » pour le sentir. On a fini par rire ensemble de mon blocage, sans qu’il ne devienne un problème. C’est ça, je crois, la vraie force de ce cours : personne n’y vient pour être la meilleure. On y vient pour se soutenir à être un peu plus soi.
Chaque année, en juin, il y a aussi le showcase. Un moment somme toute assez stressant — se dépasser, encore, devant un public cette fois. Mais c’est aussi l’occasion de faire plus ample connaissance avec les filles de l’autre cours d’Elise : nous, les filles du vendredi, face aux filles du lundi. On termine toujours ce petit défi par un verre, où les conversations, toutes plus intimes les unes que les autres, vont bon train. C’est fou comme se dévoiler sur scène ouvre, ensuite, la porte à se dévoiler tout court.
C’était censé être un cadeau pour Nemo. C’est devenu un cadeau pour moi.
Trois ans plus tard
La danse offerte à Nemo, c’était il y a trois ans. Et je suis toujours là, chaque semaine, sur le cours de danse d’Elise.
Pas pour plaire à mon homme. Pour moi.
Pour reprendre contact avec ma sensualité. Pour oser — encore, et toujours un peu plus. Pour bouger mon corps, simplement, sans objectif de performance. Pour échanger avec des amies qui sont, elles aussi, dans cette démarche de se retrouver.
Et puis il y a ce que ça a changé, doucement, dans mon rapport à mon propre corps. Avant, je crois que je le regardais surtout à travers ce qu’il fallait corriger, améliorer, cacher. Avec la danse sensuelle, j’ai appris à le regarder bouger, tout simplement. À sentir un déhanché, une main qui glisse, un regard qui se pose, sans me demander si c’était « bien fait ». Ce sont des sensations que je retrouve aujourd’hui jusque dans mon travail de photographe : quand j’accompagne une femme devant mon objectif, je sais reconnaître ce moment où elle arrête de se juger et commence, enfin, à habiter son corps.
Trois ans plus tard
Parce que la puissance d’une femme, elle ne se loge pas toujours là où on l’attend. Parfois, c’est dans une pub Facebook qu’on ne devait pas cliquer. Dans un cadeau détourné. Dans un cours où on n’arrive jamais à retenir la chorégraphie, mais où on repart chaque fois un peu plus soi-même.
Ce qui me fait du bien, ce n’est peut-être pas ce qui te fera du bien à toi. Mais si cette histoire résonne un peu, si tu sens qu’il y a en toi une envie de bouger, de te reconnecter à ton corps, d’oser — je te partage ici avec qui j’ai vécu cette expérience.
Et si la danse n’est pas ton chemin, sache qu’il y en a d’autres pour arriver au même endroit : ce moment où tu arrêtes de te juger et où tu commences, enfin, à habiter ton corps. C’est exactement ce que je t’accompagne à vivre dans mon studio, le temps d’une séance photo. Pas besoin de savoir danser, ni de te sentir « prête » ou « parfaite » — juste l’envie d’essayer, comme pour un premier cours de danse. Si cette idée te parle, viens découvrir mes séances : un espace pour te voir, enfin, telle que tu es.
Elise, alias Elipollux, donne ses cours de Sensual Glow à Limal et à Court-Saint-Étienne, tous niveaux, aucun prérequis. Tu n’as pas besoin d’avoir déjà dansé, ni d’avoir un corps de danseuse, ni même une bonne mémoire des chorégraphies (crois-moi sur parole). Le seul prérequis, c’est l’envie d’essayer quelque chose pour toi. Si l’envie te chatouille, découvre ses cours ici.
Et toi, c’est quoi, ce qui te fait du bien en ce moment ? Je serais curieuse de le savoir — écris-le-moi en message, ou lors de notre prochaine séance.