Dialogue entre le bois, la peau et l’âme
Aujourd’hui, j’avais envie de vous livrer un peu de moi à travers un article plus personnel…
De vous partager ma pensée, mes ressentis sur le masculin et le féminin,
sur l’action et la réflexion, la force et la tendresse.
Bien que nous portions en nous ces deux polarités,
je suis partie de mon vécu — de nous — pour développer ma réflexion.
Il travaille le bois, je travaille la lumière.
Lui façonne la matière, moi je révèle les émotions.
Deux gestes différents, une même intention : donner forme au vivant.
Dans nos ateliers respectifs, il y a ce même silence habité,
ce même souffle qui précède la création.
Lui sent le grain du bois sous ses doigts, observe les nervures, la résistance, la souplesse.
Moi, je regarde la peau, la lumière, la tension d’un corps qui s’ouvre, d’un regard qui s’offre.
Nous travaillons tous les deux avec le réel :
ce qu’il est — brut, imparfait, vibrant.
🌿 Le masculin sculpte, le féminin révèle
Il y a, entre nos univers, un dialogue invisible.
Celui du masculin et du féminin — pas comme des rôles, mais comme des énergies.
Le masculin, c’est la main qui construit, qui cadre, qui ancre.
Le féminin, c’est le souffle qui inspire, qui ressent, qui s’abandonne à la beauté du moment.
Dans son atelier, le bois demande force, précision, patience.
Dans mon studio, la lumière demande écoute, présence, intuition.
Et c’est là que la magie opère :
il m’enseigne la rigueur, je lui rappelle la douceur.
Il me ramène à la matière quand je pars dans l’émotion.
Je lui rappelle la beauté de l’invisible quand il plonge trop dans la technique.
C’est une danse.
Un équilibre mouvant, parfois exigeant, mais toujours fertile.
Et chaque fois que je m’égare, que je tremble, que je perds pied,
il est ce roc sur lequel je peux m’appuyer.
Celui qui me ramène dans la réalité quand je suis trop perchée,
celui qui m’offre son regard, sa force et sa puissance.
Et j’aime me dire que je suis son ancre.
Que lorsque la pression devient lourde, il peut revenir à moi —
comme pour souffler, comme pour se ressourcer.
Et au fond, je crois qu’il nous a fallu du temps pour trouver notre équilibre.
Parce que parfois, j’étais trop dans mon masculin, et j’étouffais ce qu’il voulait me montrer…
Et parfois, c’était l’inverse : il se laissait glisser dans son féminin et nous perdions notre centre.
Aujourd’hui, nos parcours d’entrepreneurs nous ont poussés à devenir souverains chacun dans notre axe.
Moi, à incarner la femme, la mère, la guide.
Lui, à prendre pleinement sa place d’homme, à exceller dans ses créations, à incarner la force et la rigueur.
Et dans cet équilibre retrouvé, il y a ce cadeau :
la complémentarité, le respect, l’amour.
Aimer l’autre dans toutes ses facettes,
même celles qui ne nous ressemblent pas.
🔨 Deux créateurs du sensible
Lui, il crée des meubles sur mesure, pensés pour durer.
Chaque pièce qu’il imagine est unique, comme un poème en bois.
Il choisit ses essences avec respect, travaille lentement, écoute ce que le matériau a à dire.
Ses créations sont vivantes, nobles, intemporelles.
Elles habitent les lieux comme des présences.
Moi, j’accompagne les femmes à se voir autrement.
Je capture ce moment précis où la confiance renaît,
où le corps reprend sa juste place.
Chaque photo est une trace, une empreinte, une mémoire de puissance.
Mes images ne figent pas : elles respirent.
Lui sculpte des espaces extérieurs, moi j’explore les paysages intérieurs.
Deux formes d’artisanat, deux manières d’aimer la vie.
Si tu souhaites découvrir son univers et son travail du bois sur mesure,
je t’invite à visiter son site : www.nemwood.be
Un artisan du détail, du beau et du vrai.
💞 Quand l’amour devient matière et lumière
Être deux créateurs, c’est parfois s’affronter, souvent s’admirer, toujours s’inspirer.
Nos métiers nous rappellent ce que signifie aimer :
accueillir la différence, respecter les rythmes, honorer ce qui est.
Il construit des lieux pour accueillir la vie,
je capture la vie pour lui redonner sens.
Et chaque jour, on apprend un peu plus à se rencontrer
là où nos univers se touchent :
dans la simplicité d’un geste, dans la vérité d’un regard,
dans cette manière de créer le beau — non pas pour plaire,
mais pour servir le vivant.
Parce qu’au fond, qu’on travaille le bois ou la lumière,
on cherche la même chose :
faire exister la beauté, ici, maintenant.
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Deux textes qui, à leur manière, parlent du même feu : celui de la vie, du corps et de l’amour.